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1re année
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Titre : L'éclat du courage
Créé :
04/12/2024 à 04:40:28

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Le parquet sombre et brillant reflétait parfaitement la lumière des chandeliers suspendus au plafond. Les murs, quant à eux, étaient recouverts de vi-trines, toutes plus belles les unes et que les autres. Ces dernières, soigneusement entretenues, expo-saient les prestiges d'autrefois à travers récom-penses et trophées. Quelques armures intelligem-ment placées renforçaient l’atmosphère solennelle de la pièce. Le silence habituel n’était troublé que par les pas feutrés de sa présence, ainsi que par les légers craquements du plancher. Quelques portraits semblaient le suivre du regard avec des expressions particulières, presque interrogatives. Que faisait-il ici ? Après tout, aucune gravure délicate ne portait son nom. Ses seules distinctions connues étaient les transgressions discrètes, parfois teintées d’éclats et de qu’en-dira-t-on. Pour autant, son regard admi-ratif glissait de trophées en trophées et de noms en noms. Cela le remplissait d'une fierté qui n'était pas la sienne, tout comme le seul trophée qui trouvait grâce à ses yeux n'était pas le sien. C'était celui qui brillait d'un rouge éclatant, intense et vibrant. Il était coloré de toutes les nuances. Il était coloré, tout simplement. De sa main, il l'avait effleuré avant qu'il ne vacille et ne s'éclate en mille fragments. La chute résonnait encore, lorsqu'une voix s'éleva.
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RPG avec baby boss (Blondie), interventions possibles (MP)
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Retraitée Bureau de TGP
2e année
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Titre : Re : L'éclat du courage
Créé :
31/12/2024 à 00:26:28
La salle des trophées était sans nul doute l’un des endroits du château qui portait le mieux son nom. A l’exception de quelques armures disposées tout autour de la salle, de grandes vitrines remplissaient l’espace, si transparentes qu’elles permettaient de voir au travers et de penser que, du bout du doigt, il serait possible de les toucher. Ces trophées, nombreux et divers, tous collectés au fil des années ainsi que des siècles. Seules les dates inscrites sur ces objets magnifiques donnaient une indication de l’époque à laquelle les uns ou les autres ont été remis. Si certains élèves ont parfois écopé d’une retenue dont l’objet était de nettoyer les trophées disposés dans cette salle, la majeure partie du travail reposait certainement sur les elfes de maison.
Mais ce n’est pas cela qui attirait la jeune Gryffondor dans cet endroit où régnait un calme absolu. C’était davantage la tranquillité du lieu, ainsi que le fait qu’il soit chargé d’histoire. L’histoire de milliers de sorciers, dont ses parents ont un jour fait partie. Son père, joueur émérite de Quidditch, dont la carrière n’a pourtant jamais dépassé le stade de l’école, préférant une autre carrière à celle de joueur professionnel. Sa mère, brillante élève qui s’est distinguée à de nombreuses reprises. Et peut-être un jour, son nom à elle y figurerait. Lors de ses balades dans les couloirs du château, il n’était pas rare que la petite blonde de deuxième année se faufile ici afin de déambuler dans les allées et de contempler ces reliques.
Elle était là depuis un petit moment déjà, lorsqu’un bruit la tira de sa contemplation. Elle sursauta, persuadée jusqu’alors qu’elle était seule dans la salle. On aurait dit un objet qui se fracasse sur le sol. Curieuse de nature mais surtout inquiète quant à ce qui aurait pu être cassée, elle se dirigea d’un pas rapide vers le lieu de l’incident, où elle découvrit un garçon à peine plus grand qu’elle, surplombant ce qui ressemblait à un trophée, éclaté en mille morceaux sur le parquet. Des éclats de rouge luisaient parmi les fragments. Le trophée brisé était une récompense pour Gryffondor. Le garçon, dont la robe témoignait de son appartenance à la maison Poufsouffle, se tourna vers elle. Son visage ne lui étant pas familier, il devait s’agir d’un élève de première année. Il n’eut pas le temps de dire quoi que ce soit que la Gryffondor avait déjà pris la parole.
« Ohlala, mais qu’est-ce que t’as foutu ? Tu te rends compte de ce que tu as fait ? »
Elle se rendit bien vite compte de son ton accusateur, mais elle ne pouvait s’empêcher d’être indignée de la situation. Que s’était-il passé ? L’avait-il volontairement fait tomber ? Était-ce un accident ? Rien ne servait de s’énerver de la sorte sans réponse préalable.
« Pardon, c’est juste que... »
Elle secoua la tête, ne sachant pas comment terminer sa phrase. Cela lui paraissait inutile.
« Tu n’as rien ? Tu n’es pas blessé ? »
Elle se trouva soudainement bête et stupide d'avoir posé cette question. Un trophée cassé ne va pas le tuer. Tout au plus, cela lui aura coupé le doigt ou une partie du corps qui aurait pu toucher l’objet. Ne voulant pas paraître plus stupide qu’elle ne l’était déjà, elle attendit que le Poufsouffle lui réponde avant d’ajouter quoi que ce soit.
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